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C . I . D 

REPAS DÉGUSTATION  LYCÉE HÔTELIER DE TALENCE

28 mars 2008

par Daniel Barrère

Pour la 5ème année, les adhérents du CID et leurs amis se sont retrouvés au restaurant Le Guyenne pour notre traditionnel repas dégustation.

Comme nous en avons pris l’habitude, les vins ont été choisis par un « comité de sélection » à savoir : Maïté, Lucien, Etienne, Pierre et Daniel, lors du salon des vignerons indépendants. 

Je vous propose de revivre cette soirée et de parcourir différents terroirs au travers des vins qui ont accompagné ce menu. 

Je remercierai Guy VATUS pour ses commentaires, nous faisant partager ses convictions pour les accords mets-vins, permettant ainsi leur mise en valeur pour le plus grand plaisir de nos papilles.

 

Apéritif et mise en bouche               

 

 

Ce champagne millésime 1997 de la maison DUVAL-PETROT accompagnait cette patience à base de thon mariné.

Un peu fermé au premier nez, des notes marquant une légère oxydation sont apparues après aération. En bouche de la fraîcheur, le pinot étant je pense majoritaire, avec une combinaison de fruits sec, noisettes et brioche.

 

Les entrées

Pour le « croquant printanier de gambas », notre choix s’est porté sur un CHABLIS 1er cru, Domaine de la Meulière-les Fourneaux -2005. 

Les Chablis premiers crus sont établis dans la partie la plus septentrionale du vignoble de Bourgogne.

Cépage : chardonnay

Servi un peu trop frais, il a fallu attendre pour que le nez s’ouvre.

Limpide, des notes a dominante minérale se sont exprimées.

En bouche, sec, vif, il présente une belle rondeur.

Je le trouve assez harmonieux, élégant avec une longueur assez soutenue. 

 

Un Meursault 1er cru accompagnait le « suprême de turbot orange et séchuan »,

Domaine Château 2006.

Le Meursault, vin de Bourgogne de la côte de Beaune, est renommé pour ses vins blancs ou le chardonnay exprime particulièrement son élégance et son intensité.

À l’œil et au nez ce domaine nous séduit.  Arômes de fruits : abricot, citron et de fruits exotiques : mangue, s’expriment.

En bouche, sa corpulence n’a d’égal que son élégance.

Sa texture soyeuse accompagne des notes de noisette et de miel.

De la fraîcheur avec une finale particulièrement intense.

L’accord avec ce pavé de turbot cuit à point et sa sauce discrète est superbe.

Il a fait l’unanimité. Un grand moment !

 

Le plat principal

Si « agneau » en bordelais est lié à « Pauillac » nous nous devions de faire preuve d’un peu d’originalité.

Après recherche, notre choix s’est porté sur le top du CAHORS, à savoir le Clos Triguédina de  J. L. BALDES.

Nous avons opté pour sa cuvée Probus 2005

Bien qu’il ait été carafé plus d’une heure avant d’être servi, nez fermé avec une température de service un peu trop basse pour ma part.

Robe sombre, au premier nez et après aération dominante de fruits rouges et noirs.

En bouche, de la puissance, du gras.

De la longueur, il termine par une finale aux notes réglissées et de torréfaction.

Ce 2005 demande encore quelques années pour exprimer toute sa complexité.

Il accompagnait parfaitement ce carré d’agneau, crème d’ail et petits légumes.

 

Le dessert

Pour le dessert, « verrine poire chocolat », nous avons suivi les conseils du sommelier du lycée.

Retour à Bordeaux pour un Lillet millésimé 2004, cuvée « Jean de Lillet ».

Accord original et surprenant.